Les étoiles dans le caniveau

Les étoiles dans le caniveau

Lettre à un ami riche

Paris, janvier 2019

 

 

 

Cher ami riche,

 

Oui, j’ai intitulé cette chronique « Lettre à un ami riche »….

Et ceci pour deux raisons. Tout d‘abord, parce que je n’ai pas d’ami riche. Aucun risque, comme cela, que quelqu’un en particulier ne se sente visé et vienne subséquemment me chercher noise.

Et puis surtout parce que, de toute façon, personne ne se dit jamais « riche ».

Riche, en fait, c’est un peu comme con : on pense toujours qu’on ne l’est pas. Enfin moins que l’autre à côté. Comme le disait Coluche en son temps en paraphrasant Descartes (1) : « L'intelligence, c'est la chose la mieux répartie chez les hommes parce que, quoiqu'il en soit pourvu, il a toujours l'impression d'en avoir assez, vu que c'est avec ça qu'il juge ».

 

Donc, aucun riche, jamais, nulle part : au mieux, tu t’avoueras « aisé », « à l’abri »… en contre-attaquant tout de suite : tu n’as rien volé à personne, seules des études longues, difficiles, suivi d’un travail acharné t’ont amené là, à la force du poignet. Ce que tu possèdes, tu l’as gagné à la sueur de ton front. A part peut-être l’apport pour l’appartement, où l’héritage de tante Zézette a quand même été bien utile. Mais tante Zézette, elle non plus, n’avait rien volé à personne…

 

Je voulais m’adresser à toi, ami imaginaire et riche, et te parler à mon tour des gilets jaunes.

Je sais, tout a été dit: tout le monde a dit ce qu’il pensait, a réfléchi, comparé, jugé, approuvé, condamné, rejeté, critiqué… Moi, je voudrais simplement te parler les yeux dans les yeux pour te dire que tu commets, à mon sens, deux erreurs que je pense essentielles dans ton approche de ce mouvement.

 

La première, c’est qu’il faudrait absolument que tu cesses de penser, que tu cesses quelques instants d’essayer de comprendre avec ton cerveau rationnel et ta raison raisonnante, pour commencer à ressentir avec tes tripes. Je sais, c’est difficile. On t’a tellement appris, au cours des longues études difficiles que je mentionnais plus haut à ne pas laisser les émotions te gouverner. A analyser, disséquer, interpréter…. bref à mesurer. Mais il n’existe pas de mètre ou de balance pour mesurer la honte, la misère, la rage ou la colère. C’est un peu comme la souffrance ou la maladie. On change d’avis sur elles le jour où on commence à les ressentir dans sa chair.

 

La seconde est de cesser de croire à un monde conceptuel. Ce n’est pas de ta faute : on voit mal ce monde de la fenêtre de ton coquet appartement de ce quartier parisien si sympa. On imagine une France parfaite, dans l’entre-soi des cultivés, des aisés et des instruits, des raisonnements aboutis et des pensées construites… En réalité, on ne voit pas, on rêve un peuple de France qui devient idéal, un peu comme le paletot de notre ami Arthur Rimbaud…(2)

 

Oups ! J’ai dit un gros mot : « peuple ». Mais rassure-toi, pour moi, ce terme n’exclut pas grand-monde, je fais mienne la définition de Michel Onfray : « Le peuple c’est ce sur quoi s’exerce le pouvoir ». Alors, tu es le peuple, sauf si tu détiens un morceau de pouvoir sur tes congénères.

Enfin, soyons clair : tu en es une partie. Une toute petite partie. Parce que le peuple n’est pas monolithique : il est constitué d’une myriade d’individus, aux histoires différentes et aux aspirations variées. Alors, pour comprendre qui il est, on ne peut se fonder que sur l’outil statistique, qui nous dira qui il est dans sa majorité.

 

Tout d’abord arrête momentanément de penser, comme je te le disais : ton erreur a été de convoquer Camus, Bourdieu ou Max Weber pour expliquer ce mouvement. Dis-toi bien que ces trois individus ne disent rien à l’immense majorité des révoltés. A part peut-être le premier, et encore simplement parce que le petit Kevin, le fils des voisins, essaie d’apprendre les rudiments du français dans une classe surchargée du collège Albert Camus de Trifouilly sur Oise.

La logique, la réflexion, la mise en perspective échouent toutes à expliquer cette révolte. Oui, ce mouvement est sale. Il est caricatural, souvent. Il pue, parfois. Il ne rentre pas dans tes schémas lisses et construits.


Alors les jugements tombent, les analystes ricanent : c’est un mouvement de gros cons de beaufs, manipulés, d’extrême droite, racistes, antisémites et violents, incapables de s’exprimer correctement. Je sais, tu vas me dire que j’exagère. Mais honnêtement, ami riche…ose me dire que, au fond de toi, tu n’as pas été d’accord au moins une fois avec la moitié de ces épithètes ? Et puis, tu vois, je vais te rassurer : tu as peut-être en partie raison.

Il me semble que soudain, à la lumière des manifestations et de prises de parole souvent incontrôlées, tu découvres, étonné, tes frères, tes voisins, toute la cohorte de ce peuple dont tu n’es finalement qu’un représentant non représentatif, une exception… presque une curiosité. Ce mouvement remporte un vaste assentiment à travers tout le pays et de nombreuses couches de la société. Il est de ce fait normal qu’il représente une photo « instantanée » de ce peuple.
Voyons cela par le détail. Regarde avec moi, si tu le veux bien, qui est vraiment ce peuple que les politiciens et la politique que tu soutiens depuis des années ont contribué à créer :

 

Gros : J’ai plusieurs fois entendu ce jugement méprisant tomber de quelques bouches propres et molles, surmontant des corps minces, parfumés et bronzés : « Ils disent qu’ils meurent de faim ? Ben dis-donc, la grosse vache sur le rond-point, pourtant, elle doit bouffer assez !! »

Mais que crois-tu ? : Oui, le pauvre est gros. En France, les obèses sont quatre fois plus nombreux chez les enfants d’ouvriers que de cadres. Selon une récente étude du Secours Populaire, ne pas pouvoir faire trois repas par jour et s'alimenter sainement est une réalité pour près d'un Français sur cinq (3)(4)

Mieux : plus le développement économique d’un département est faible, plus il concentre des personnes en situation d’obésité. Dans le Nord, le taux d’obèses culmine par exemple à 25,6 % contre 12,3 % pour le Rhône. A Paris, ou fric, véganisme, et salles de sport constituent la nouvelle sainte Trinité, il est le plus faible de France, 10,7 % (5).

 

Il y a plus de 30 % d’obèses parmi les femmes ayant un revenu mensuel inférieur à 450 euros, alors que le pourcentage chute à 7 % parmi celles qui disposent d’au moins 4 200 euros.

Ouvre les yeux : l’obésité est un indicateur de misère. C’est pour cela que tu en vois peu.

 

Cons et beauf : L’épithète est ici très subjective, c’est un peu comme riche, ainsi que je le notais plus haut. On ne s’avoue jamais ni riche, ni con, ni beauf. Laissons plutôt la parole à l’ami regretté, Cabu, qui disait : « le beauf a rarement conscience d'être beauf…Le beauf, c'est toujours l'autre » (6)

Et n’oublie pas que, si le premier personnage de « beauf » créé par Cabu était patron de bistro ou adjudant, il a ensuite créé le « nouveau beauf », jeune publicitaire portant catogan, travaillant dans la communication et habitant dans un loft parisien… Moins drôle, dis-tu ?

 

Manipulés : Mais que crois-tu ? Cet argument sous-entend que les Gilets Jaunes (probablement bien aidés par une intelligence ou un sens critique inférieur à la moyenne), goberaient benoitement des informations fausses. Et que d’autres, intelligents et fins analystes, seraient capables de recevoir une information « vraie » et de qualité.

Dois-je te rappeler que 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à une dizaine d’hommes d’affaires milliardaires : Ils s’appellent Bernard Arnault, Serge Dassault, François Pinault, Patrick Drahi, Vincent Bolloré, Xavier Niel, Matthieu Pigasse, Martin Bouygues ou la plus discrète famille Mohn …

Ils possèdent également des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience. On ne peut pas leur échapper : tu as une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

 

Aucun n’est journaliste, ce sont tous des financiers .Travaillant dans le luxe (LVMH), la téléphonie (SFR, Free), la banque ou les travaux publics, il possèdent à eux-seuls Les Echos, le Parisien, Le Figaro, Le Point, Libération, L’Express, BFM-TV, Cnews, Canal+, Le Monde, L’Obs, Télérama, La Vie, Radio Nova, Les Inrocks, TF1, M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,…

Alors ? Crois-tu toujours que ton information n’est pas, elle aussi, manipulée ? Et par les pires idéologues faisant de la finance et de la valeur de l’action l’alpha et l’oméga d’une politique réussie ? Et qui crois-tu que ces oligarques vont favoriser dans leurs journaux, sur leurs télés, dans leurs radios ? (7)

Quel pourrait bien être le pouvoir réel de quelques sites Web parallèles, adeptes de « fake-news », comme tu dis, à la diffusion confidentielle, dans la « désinformation » des gilets jaunes, face à ce rouleau compresseur constitué par dix hommes d’affaires comptant parmi les plus grosses fortunes françaises?

 

Il y a désinformation et manipulation, en effet, très probablement. Mais sûrement plus dans ton kiosque à journaux préféré ou dans ton salon douillet que sur les ronds-points. Tu es manipulé, ami riche !

 

D’extrême droite : Incroyable. Mais, ami riche, sur quelle planète vis-tu pour te rende compte uniquement à l’occasion de cette révolte qu’il existe une extrême-droite en France ?

Et tout d’abord, tordons le cou à cette appellation « extrême-droite » bien commode et destinée principalement à déclencher le réflexe pavlovien de rejet « extrême-droite= fasciste= nazi = Hitler », suivi ensuite du vote qui portera le candidat qu’il faut au pouvoir. Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Macron…. Tous n’ont réussi à se faire élire que grâce à cette grosse ficelle.

 

Désolé, mais très peu de sympathisants de l’ex Front National sont de fait d‘extrême-droite (c’est-à-dire d’idéologie fasciste ou nazie). Réactionnaires de droite, certes, conservateurs, volontiers racistes ou antisémites (nous y reviendrons), adeptes de la force, du pouvoir, de l’ordre, admirateurs du drapeau et de la patrie…. Mais cela ne fait pas le nazi : cela fait une droite radicale, une droite nationaliste mais dans sa majorité, cette droite est « légitimiste » : elle compte prendre le pouvoir par les voies démocratiques et le vote. Elle n’est pas d’essence dictatoriale. Contrairement à ce qui définit le fascisme, elle ne s'oppose pas à la démocratie parlementaire (elle y participe, même), elle ne combat pas l'État libéral garant des droits individuels.

 

Elle existe et a toujours existé en France. Elle existe même un peu plus chaque jour depuis l’abandon des classes populaires par la gauche: celle-ci, trop occupée à défendre les kurdes d’Irak, a négligé de s’occuper de Germaine et de son minimum vieillesse. Et surprise, Germaine s’est mise à voter RN, puisque la gauche ne lui parlait plus.

 

Cette droite radicale, en constante progression, représentait 34% des votants au second tour de notre dernière élection présidentielle, je te le rappelle. L’augmentation des taxes, du chômage, de la misère et du nombre des « affaires » développant l’image d’une élite politique corrompue font mécaniquement grimper ce pourcentage à chaque consultation. Il serait temps de le voir.

Je te le confirme : il y a des gens de droite nationaliste parmi les Gilets Jaunes. Mais pas plus (et même plutôt moins, probablement !) que chez les policiers, les militaires ou que dans certains quartiers à vison et chaussures vernies sortant de la messe…

 

Racistes, antisémites : Là aussi, sur quelle planète vis-tu, ami ? Ne sais-tu pas que, selon le rapport du CNCDH 2017, seulement un tout petit peu plus de la moitié des Français (54%) ne s'estiment «pas racistes du tout». (8). Ce qui nous fait de fait une petite moitié de français qui s’avouent tranquillement racistes. Un peu ou beaucoup. Anti noir, anti rom, anti arabe, anti juif, anti asiatique…..

La fleur du racisme, comme l’obésité, pousse mieux sur le fumier de la misère : l’immigré devient seul responsable du chômage et de l’insécurité, et le juif devient coupable de s’enrichir via on ne sait quels réseaux.

Ce racisme touche toutes les couleurs politiques : il existe un antisémitisme violent à gauche, même s’il te dérange. Il touche également toutes les classes de la population, depuis les moqueries sur le lieu de travail ou au café jusqu’au respectable propriétaire, pas raciste, bien évidemment, mais….

Mais d’ailleurs, ami riche, j’ai une simple question : accepterais tu toi-même de louer le coquet studio que tu as retapé rue de la Contrescarpe (acheté grâce au reste d’héritage de tante Zézette) à Mamadou ?

 

Pour ne parler que de l’antisémitisme, quand la droite nationaliste ou la gauche radicale dénonce la « finance cosmopolite internationale » qui crois-tu qu’ils visent ? N’as- tu pas entendu les « Juif, casse toi, t’es pas chez toi » scandé à la Bastille en 2014 par une certaine extrême gauche ? N’as-tu pas vu qu’on torturait et tuait un jeune homme nommé Ilan Halimi, juste parce qu’il était juif, et par conséquent « riche » ? Ne sais-tu pas que « dans certains ghettos urbains, plus aucun enfant juif ne fréquente l’école publique » ? (9)

Que croyais-tu ? Que les collabos qui dénonçaient leurs voisins juifs en 42 avaient miraculeusement disparus ?

Les politiques qui se sont succédé ces dernières années ont augmenté le chômage, développé la misère, favorisé l’exclusion. Elles ont été incapables de lutter contre l’insécurité dans certains quartiers ou dans les villes et les villages. Elles ont développé la peur et la colère, et « un raciste est un homme qui se trompe de colère », disait Léopold Sédar Senghor. Là aussi, le monde que tu sembles découvrir est le produit implacable des politiques que tu soutiens.

 

Incapables de s’exprimer correctement : Probablement la plus belle insulte « de classe » qui partage le monde entre les personnes disposant des moyens d’exprimer leur pensée et les autres.

Les politiques de restriction budgétaire, de réduction de nombre de fonctionnaires, de fermeture d’école, de salaires de misère dans l’Education Nationale nous ont amené à cette situation : 10% des enfants qui entrent au cours préparatoire disposent de moins de 500 mots, au lieu de 1 200 en moyenne pour les autres (10). Et je te laisse imagine où se trouvent ces 10%. Un indice ? Non, ce n’est pas dans l’école dans ton quartier.

 

11,6% des jeunes Français entre 17 et 25 ans comprennent difficilement un texte court, un mode d'emploi ou un document administratif et ne savent pas utiliser un plan ou un tableau.

 

Le taux d'illettrés atteint plus de 30% parmi les allocataires du RMI. (10).

 

Comme le dit le linguiste Alain Bentolila, professeur à l'université Paris V : « Les mots sont des armes intellectuelles. Celui qui a des difficultés à conceptualiser et à argumenter sera perméable aux dogmes et aux discours sectaires qui foisonnent, souvent sous une forme linguistique impeccable; il ne fera pas la différence entre la vérité légitime et la vérité usurpée, exercera difficilement sa libre parole et son libre arbitre…Il y a une loi simple en linguistique: moins on a de mots à sa disposition, plus on les utilise et plus ils perdent en précision. On a alors tendance à compenser l'imprécision de son vocabulaire par la connivence avec ses interlocuteurs, à ne plus communiquer qu'avec un nombre de gens restreint. La pauvreté linguistique favorise le ghetto; le ghetto conforte la pauvreté linguistique. En ce sens, l'insécurité linguistique engendre une sorte d'autisme social. » (10)

 

Cet illettrisme (partiel ou total), le racisme, l’obésité… bref, tout ce qui crée ce « beauf » que tu méprises tant n’est que le résultat des politiques qui maltraitent et excluent les plus pauvres au profit de quelques-uns. Politiques, que tu soutiens depuis toutes ces années. Tu ne le savais pas ? Alors, tu le découvres. Tu ne peux plus fermer les yeux sans devenir objectivement complice, il y a trop longtemps que cela perdure.

Sors de tes livres et de tes études de sociologie. Sciences Po ou Paris 8 ne permettent pas à eux seuls de comprendre le monde.

Regarde plutôt ce monde que tes amis politiques (Républicains, Socialistes, Centristes…) ont créé depuis 50 ans. Il est comme je viens de le décrire. Et si, comme moi, il ne te plait pas, il faut le changer d’urgence. Et pas en rappelant au pouvoir un nouveau Républicain, Socialiste, Centriste…

 

Oh, bien sûr, tu peux continuer à l’ignorer, à porter au pouvoir un énième énarque, clone tout semblable à ses prédécesseurs … Cela ne changera plus rien. Il est trop tard. La maison brûle, et tu risques de brûler avec.

 

Va dans les immeubles délabrés du 93, là ou un étage sur deux est condamné, là où les dealers font la loi. Va parler avec cette agricultrice dont le mari ou le fils s’est pendu dans la grange, détruit par la honte de ne plus pouvoir vivre de son travail. Parle aux pêcheurs sur le port, aux yeux clairs usés par la mer, qui sortent en mer au mépris du danger pour payer les traites du bateau. Rejoins les bénévoles de la maraude sociale la nuit.

 

Ne pense pas, n’analyse pas : Respire, Regarde, Ecoute, Sent, Touche, Prend dans tes bras, Console… et Pleure, Crie, Tape du poing devant cette souffrance. Elle est là, devant ta porte.

 

Ta principale erreur, à mon sens, sur ce mouvement a été de tenter de l’expliquer. Le mouvement des gilets jaunes n’est pas le fruit d’un raisonnement intellectuel. Il n’est même pas un cri du cœur. Non, il faut descendre plus bas. C’est un cri du ventre, voire du bas-ventre. C’est une hémorragie. C’est une rage, la dernière fierté d’un peuple ignoré et méprisé. C’est un cri primal, une colique, un vomissement. C’est la honte des chaussures abimées. C’est l’angoisse de la lettre inconnue dans la boîte aux lettres. C’est la rage à la caisse du Super U. C’est la panique à l’idée du contrôle technique sur la vieille voiture. C’est le froid, l’hiver, dans la chambre et les pulls qu’on entasse sur les enfants…

 

Si ce mouvement des Gilets Jaunes pouvait juste te faire ressentir tout cela, faire naitre en toi ce petit frisson de solidarité….. alors ils auraient gagné.

 

 

 

 

 

 BIBLIOGRAPHIE

 

  1. Descartes – Discours de la méthode : Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont »
  2. Arthur Rimbaud – Ma bohême :Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;Mon paletot aussi devenait idéal J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
  3. https://www.lemonde.fr/sante/article/2017/06/13/la-pauvrete-un-facteur-aggravant-de-l-obesite_5143425_1651302.html
  4. http://www.leparisien.fr/societe/un-francais-sur-cinq-ne-peut-pas-faire-trois-repas-par-jour-11-09-2018-7884090.php
  5. https://www.lemonde.fr/planete/article/2016/10/25/un-francais-sur-deux-est-en-surpoids_5019615_3244.html
  6. http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/le-beauf-c-est-toujours-l-autre-17-10-2014-4218733.php
  7. https://www.bastamag.net/Le-pouvoir-d-influence-delirant-des-dix-milliardaires-qui-possedent-la-presse
  8. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/03/30/01016-20170330ARTFIG00017-les-francais-sont-plus-tolerants-mais-restent-petris-de-prejuges.php
  9. https://www.la-croix.com/Religion/Judaisme/Pourquoi-familles-juives-desertent-ecoles-publiques-2016-03-11-1200745971
  10. https://www.lexpress.fr/education/il-existe-en-france-une-inegalite-linguistique_497804.html

 

 

 

 


 



07/01/2019
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