Les étoiles dans le caniveau

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D'Epicure à des piqûres... Introduction à "De la nature des choses"

Une nouvelle rubrique sur ce blog : «De la nature des choses »

 

Bon, je sais, c’est un peu facile comme titre, d’Epicure à des piqûres... Et  pourtant….

 

Au premier siècle avant JC,  un Romain nommé Lucrèce écrit le  « De rerum natura » (De la nature des choses)…

Ce  texte reprend l’essentiel de la doctrine d’Epicure, mais en l’exprimant sous forme de 7400 vers (afin de l’entourer du « doux miel de la poésie »). Il entend développer ainsi chez le lecteur la connaissance des choses de la nature. Pour Lucrèce, c’est le seul moyen pour l'homme de se libérer du fardeau des superstitions et de la religion, qui sont les obstacles majeurs à la quiétude de l’âme.

 

Dans le Livre I du "De rerum natura", (Victoire d'Epicure sur la religion (I, 66-71)), il rend hommage au grand philosophe grec, qui le premier, essaya d’expliquer les phénomènes naturels et de libérer l'humanité par la connaissance:

 

« Un Grec fut le premier qui, redressant la face,
Affronta le fantôme avec des yeux mortels.
Foudre, ni ciel tonnant, ni prestige d'autels
Ne l'ébranle, & d'un cœur qu'enhardit la menace
II brûle de forcer pour la première fois
Le temple où la Nature enserre et clôt ses lois
. »

 

(Traduction Sully Prudhomme - 1869)

 

En Version originale, les vers 70 et 71 :

 

…, EFFRINGERE UT ARTA                           

           NATURAE PRIMUS PORTARUM CLAUSTRA CUPIRET.

 

C'est-à-dire littéralement « à désirer rompre le premier (UT CUPIRET EFFRINGERE PRIMUS)  les verrous bloqués des portes de la nature (CLAUSTRA ARTA PORTARUM NATURAE) »

 

Mon « De la Nature des choses »à moi n’a ici -modestement-  pas d’autre but :

Le merveilleux est devant nous, tout autour de nous, et il nous suffit de le regarder et de le comprendre.

Inutile de chercher des âmes, ou des ondes, des dieux ou des arrières-mondes. Tout est beaucoup plus simple, finalement : Le réel suffit, jubilons !

En facilitant la compréhension des sciences du vivant, ces textes veulent aider à « rompre les verrous bloqués des portes de la nature » permettant ainsi d’approcher l’ataraxie, cette absence de trouble qui apporte la tranquillité de l’âme à l’Homme.

 

Poil au duodénum

 

Et afin d’inaugurer cette rubrique, ne manquez pas l'article prurigineux et haletant décrivant la vie palpitante de Cimex lectularius, ou punaise de lit : "Vagabondage hétéroptérique" !



26/08/2013
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